La musique
Le 4 mars 1678
Naissance d’un prodige musical, Antonio Vivaldi.
Vivaldi (Antonio), compositeur italien, né à Venise (1678-1741).
Célèbre virtuose, auteur de musiques religieuses, d’opéras, de sonates, de symphonies, il a imposé le concerto à trois mouvements et le couvre-feu à vingt-deux heures sur la piazetta di San Marco dont il fut le vicaire borné pendant plus de vingt ans.
Quand j’étais presque encore petit, à la campagne, j’attendais que la nuit d’été fût très noire pour installer le haut-parleur de mon « Teppaz » en haut du grand tilleul, et j’écoutais la Notte en comptant les étoiles, couché dans l’herbe, et des vagues de chagrin voluptueux me couraient sur la peau, comme quand on est loin de l’autre qu’on aime et que c’est déchirant pour les joies ordinaires.
Aujourd’hui, j’ai une maxi-chaîne deux fois cent watts. En grandissant, l’oreille s’affirme et le cœur se serre.
Dictionnaire superflu à l’usage des rustres et des malpolis
Ludwig van Beethoven
Le sourd le plus célèbre du monde s’appelle Ludwig van Beethoven. Je le précise à l’intention des jeunes pour qui l’histoire de la musique commence à Liverpool et finit par buter à la porte de Pantin, Ludwig van Beethoven fut un compositeur de musique allemand du siècle dernier qui nous fit, tout de même, trente-deux sonates pour piano, neuf symphonies, pas mal de quatuors et un ulcère du duodénum auquel il faut attribuer ce douloureux faciès de cégétiste sous banderole qu’on lui voit dans le triste portrait qu’en brossa Waldmüller.
Dictionnaire superflu à l’usage des rustres et des malpolis
Intellectuellement, artistiquement, scientifiquement, même physiquement, je baisse. Sur le plan artistique, par exemple, je suis complètement largué ; quand les mômes me parlent du rock, j’arrive pas à suivre. C’est bien simple, depuis la mort de Georges Guétary, j’écoute même plus de musique.
Textes de scène
Comme la plupart des maladies mentales en vente dans les catalogues des psycho-psychiatres, le snobisme se caractérise essentielle¬ment par une dégénérescence dramatique de la personnalité et une perte progressive du libre arbitre. Privé du moindre sens critique, le snob en est réduit à se ventouser l’ego et à se cloquer le sens artistique sur ceux d’une poignée de personnages quelconques, morts ou vifs, dont d’autres snobs leur font croire qu’ils sont à la mode.
L’une des formes les plus classiques du snobisme commun consiste à aimer Schönberg. Aux premiers accents atonalitiques du tintamarre dodécaphonique de ce petit pianoteur viennois, le malade ne peut se retenir de se prendre la tête à deux mains en soupirant avec intelligence, comme s’il écoutait de la musique. À la phase finale de la maladie, il peut même arriver que le snob schönbergien aime Schönberg mais pas tout.
Fonds de tiroir
Il n'y a aucun commentaire pour le moment !
N'hésitez pas à ajouter un message sur cet article en utilisant le formulaire ci-dessous.
Quelque chose à dire sur le sujet ?
Tous les champs sont requis.
Notez que les messages sont consultés avant d'être validés par la rédaction.
