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De ses "brèves" publiées dans L’Aurore dans les années 1970, à ses Chroniques de la haine ordinaire parues en 1987, Tout Desproges paraît en un seul volume au Seuil, accompagné d’un cahier hors texte d’une cinquantaine de photographies de Pierre Desproges, pour la plupart inédites, et d’un DVD qui propose des interviews marquantes réalisées par l’auteur, des extraits de ses spectacles, et des images de comédiens qui se situent dans son héritage.
Éditions du Seuil

Les quelques dates à venir.
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Ça y est. Ça recommence. Y a ma libido qui me chatouille. J’arrive plus à bosser. Coucher, baiser, sauter, y a plus que ça qui compte, je n’arrête pas. Samedi, j’étais tellement obsédé que j’ai sauté deux repas, j’ai baisé le fisc, et j’ai même couché avec allégresse quelques alexandrins sublimes sur le déclin de la rose.
La Provence me les gonfle autant que la Bretagne profonde. La bonhomie sucrée de tout ces gros santons mous qui puent l’anis, et génocident les coccinelles à boules de pétanque dans la gueule ça m’escagasse autant le neurone à folklore que les désespérances crépusculaires de la Paimpolaise qui guette le retour improbable de son massacreur de harengs, la coiffe en bataille et la larme au groin, au pied des bittes de fer fouettées par les embruns.
L’amour… il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. À partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire.
Noël célèbre la naissance de Jésus Christ, fils de Dieu, venu sur terre pour effacer les péchés du monde, mais il avait oublié sa gomme.
Voilà quelques citations de pierre Desproges, en cette année ou nous fêtons les vingt ans de sa mort...Mais est-ce vraiment une fête...devons nous nous réjouir ?
Je ne crois pas, il fait partie de ces rares hommes dont l'écriture nous fait vibrer, réfléchir, rire, choquer, mais pour ma part il me fait aimer les mots et les sens différents que l'on peut y trouver selon leur agencement.
En cet anniversaire je ne peux être joyeux de me rappeler une telle fugue, mais je souris à l'idée un jour de trouver outre tombe, ses écrits et réquisitoires sur les thèmes contemporains tels que la crise actuelle, les milliards alloués pour sauver les pires escrocs de ce système libéral (non pardon j'oublies également les assureurs...), la présidence bling-bling (rien que ce terme angliciste ne lui plairait pas je pense) de notre nain(pas)beau de président, et de son gouvernement qui n'a que faire de bafouer toutes les règles élémentaires de la démocratie(démos : peuple - kratos : Pouvoir)...
Je crois qu'un jour ce peuple reprendra son pouvoir, et sans être amateur de la peine de mort (je dirai même que je suis tout simplement contre), j'aspire par moments que les sifflements des guillotines affutées ne viennent perturber la douce mélodie répétitive qui inonde nos esprits. Ceux-ci tambourinés par des machines médiatiques sans une once de critique et à la solde de ces nantis, qui ne se préoccupent aucunement du sort de ces milliers de compatriotes qui ne parviennent même plus à acquérir leur baguette quotidienne.
Vivre au pain sec et à l'eau voilà en définitive, le programme des réjouissances d'après mariage; mais que se soit bien clair je n'ai pas paraphé ce contrat; je n'ai enduis aucun de mes orifices avec une substance grasse, et surtout le "casse-toi pauvre con" aurait été suivi d'un coup de tête, manchette balayette...
Tant de violence, je ne suis pas si sur que Pierre Desproges aurait été d'accord avec cela mais je suis également certain qu'avec Coluche et certains autres disparus trop tôt ils pouffent de rire à tant d'absurdités et parfois de complaisance de la part de ces couches moyennes...
Moyennes en quoi, juste de quoi contribuer pleinement aux différentes taxes et leurs permettre d'accéder aux chaines rapportant les voyages (pour les faire rêver) de la classe bourgeoise complètement décomplexée.
Magnifiques perspectives, si elles existent encore pour les générations futures...Je ne suis pas d'un tempérament pessimiste mais je n'ai pas l'impression que les pavés soient craintifs ...
Ils ne s'attendent ni à être battus, ni à fortiori à être lancés...Pauvres de nous, la musique est si mélodieuse qu'elle conduit le pas afin de nous mener en rang serrés vers quelques pâturages verdoyants...De véritables mirages pour panurges.
Merci Desproges d'avoir laissé ces quelques traces qui permettent au cœur de s'alléger un peu en les parcourant et d'espérer que le monde de demain soit meilleur ...
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